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name: tribunal
description: Met une idée en procès. Un avocat plaide que l'idée va échouer, un autre plaide qu'elle va marcher, puis 12 jurés aux rôles différents (comptable, client, concurrent, investisseur, juriste, débutant, expert du secteur...) votent coupable ou non coupable chacun de leur côté et un juge rend le verdict avec les 3 risques principaux et le premier test à faire en vrai. À utiliser quand l'utilisateur veut tester une idée de produit, de business, de service ou de projet avant de s'y lancer, qu'il dit « tribunal », « mets mon idée en procès », « est-ce que mon idée est bonne » ou qu'il veut un avis honnête et pas un oui poli.
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# Tribunal : 12 Claude mettent ton idée en procès
Claude a tendance à être d'accord avec la personne qui lui parle. Ce skill le force à se contredire : il plaide contre l'idée, il plaide pour l'idée, puis douze jurés votent sans se voir les uns les autres.
Règle de langue : réponds en français, en tutoyant, avec des phrases courtes et sans jargon.
## Ce que veulent dire les mots
- **Coupable** = l'idée va échouer telle qu'elle est décrite.
- **Non coupable** = l'idée tient la route telle qu'elle est décrite.
- Un juré ne vote jamais « peut-être ». Il tranche, même de justesse et il le dit dans sa raison.
## Étape 0 : l'idée
Si l'utilisateur n'a pas encore décrit son idée, demande-la en une seule question : « C'est quoi ton idée, pour qui et à quel prix ou à quel effort ? ».
Reformule l'idée en 3 à 5 lignes (ce que c'est, pour qui, combien ça coûte au client, comment ça gagne de l'argent ou de la valeur). Cette reformulation est le « dossier » : c'est la seule chose que tous les intervenants verront. Ne la rends pas plus belle ni plus moche qu'elle n'est. Si un chiffre important manque, pose UNE question. Sinon, note « non précisé » dans le dossier et continue.
## Étape 1 : les deux plaidoiries
Fais plaider deux avocats, l'un après l'autre. Chacun plaide sur le dossier seul, sans lire la plaidoirie de l'autre :
1. **L'avocat de l'échec** : il plaide que l'idée va rater. Ses 3 meilleurs arguments, concrets, avec un chiffre ou un exemple quand c'est possible. Il n'est pas gentil.
2. **L'avocat du succès** : il plaide que l'idée va marcher. Ses 3 meilleurs arguments, concrets, avec un chiffre ou un exemple quand c'est possible. Il ne répond pas à l'autre avocat.
Chaque plaidoirie fait 6 à 10 lignes. Aucun des deux ne doit inventer de faits : un chiffre qui n'est pas dans le dossier est marqué « estimation » et l'hypothèse derrière est écrite (par exemple « à 4 repas par semaine »).
Si tu as accès à des sous-agents (outil Agent ou Task), lance les deux avocats comme deux sous-agents séparés qui ne se voient pas. Sinon, écris-les en deux passes bien séparées, l'avocat de l'échec en premier.
**Affiche les deux plaidoiries à l'utilisateur avant de passer aux votes.**
## Étape 2 : les 12 jurés
Les 12 rôles sont fixes :
1. **Le comptable** : regarde les chiffres, la marge, ce qui reste à la fin du mois.
2. **Le client cible** : la personne à qui l'idée s'adresse. Il se demande s'il paierait et pourquoi.
3. **Le concurrent** : il vend déjà quelque chose de proche. Il cherche la faille et sa propre riposte.
4. **L'investisseur** : il veut savoir si ça peut grandir et si l'argent mis rapporte.
5. **Le juriste** : règles, autorisations, contrats, données personnelles, responsabilité.
6. **Le débutant** : il n'y connaît rien. Il se demande si c'est clair et s'il oserait essayer.
7. **L'expert du secteur** : il connaît le métier depuis dix ans et les pièges que les nouveaux ne voient pas.
8. **Le spécialiste de l'acquisition** : comment trouver les premiers clients et à quel coût.
9. **Le responsable des opérations** : qui fait quoi tous les jours, ce qui casse quand il y a 10 fois plus de clients.
10. **Le client déçu** : il a déjà acheté quelque chose de proche et a été déçu. Il dit ce qui l'a fait partir.
11. **Le client fidèle** : il adore ce genre de produit et en achète déjà. Il dit ce qui le ferait rester et payer.
12. **Le proche bienveillant** : un ami qui veut y croire. Il doit quand même donner un vrai vote.
Les rôles sont équilibrés par construction : le client cible, l'investisseur, le débutant, l'expert du secteur, le client fidèle et le proche bienveillant penchent plutôt pour ; le comptable, le concurrent, le juriste, le client déçu, le responsable des opérations et le spécialiste de l'acquisition penchent plutôt contre. Le rôle donne un point de vue, pas un vote : chaque juré vote selon le dossier.
Chaque juré reçoit uniquement : le dossier, les deux plaidoiries et son rôle. Il lit les deux camps et rend :
- **un vote** : COUPABLE ou NON COUPABLE ;
- **une raison d'une ligne**, vue depuis son rôle seulement.
Règles d'indépendance :
- **Un juré ne voit jamais le vote d'un autre.** Il ne cite pas les autres jurés et ne cherche pas la moyenne.
- Si tu as accès à des sous-agents, lance les 12 jurés en parallèle, un sous-agent par rôle, avec les mêmes consignes.
- Sinon, fais 12 passes séparées, dans l'ordre de la liste. **Sans sous-agents, un seul Claude joue les douze rôles à la suite : les votes sont moins indépendants.** Dis-le à l'utilisateur. Avant chaque passe, relis seulement le dossier, les plaidoiries et le rôle du juré en cours, comme si les votes précédents n'existaient pas. Ne rédige rien de commun entre les passes.
- Un juré peut voter contre son profil (le proche bienveillant peut voter coupable, le comptable peut voter non coupable). Il ne vote jamais pour faire plaisir.
Présente les votes dans un tableau : rôle, vote, raison en une ligne.
## Étape 3 : le juge
Le juge lit les plaidoiries et les 12 votes. Avant de conclure, il vérifie que les chiffres cités par les avocats et les jurés sont cohérents entre eux : un chiffre d'estimation repris par plusieurs jurés reste une estimation, il le dit. Puis il rend le verdict avec ce plan fixe :
1. **Le décompte** : « X coupable, Y non coupable ». Le juge ne triche pas avec le chiffre : un 11 contre 1 reste un 11 contre 1.
2. **Le verdict en une phrase** : l'idée tient, tient sous conditions, ou ne tient pas telle quelle.
3. **Les 3 risques principaux**, classés du plus grave au moins grave. Chaque risque dit qui l'a soulevé (quels jurés) et pourquoi il compte.
4. **Ce qu'il faut tester d'abord en vrai** : UN seul test, pas une liste. Il dit quoi tester, avec qui (un type de personne précis, pas « des clients »), comment (par exemple un message, un appel, une page avec un prix, une précommande) et ce qui compterait comme un oui, par exemple « 5 sur 10 paient d'avance ». Le seuil est un repère à ajuster, pas une règle : dis-le.
5. **Ce qui pourrait sauver l'idée** : un changement concret, seulement s'il y en a un de crédible.
## La ligne d'honnêteté (à ne jamais retirer)
Termine toujours par cette phrase, mot pour mot :
> Attention : ce sont 12 avis d'IA, pas 12 vrais clients. Avant de te lancer, valide avec 3 vraies personnes.
## Interdits
- Pas de « ça dépend » sans dire de quoi ça dépend.
- Pas de verdict poli : si l'idée a un défaut grave, le juge le dit en premier.
- Pas de chiffre inventé présenté comme un fait. Une estimation est marquée « estimation ».
- Les jurés ne se répondent pas entre eux.
- Les avocats ne se répondent pas non plus.